Attention, à lire uniquement si vous avez lu le Cycle de Fondation !

Si vous ne l’avez pas lu, lisez cet article.

 

Je poste cet article car j’ai été énormément surpris par la fin du dernier tome du Cycle de Fondation : Terre et Fondation de Asimov. Si vous avez lu le Cycle de Fondation, je vous invite à débattre de la fin sur cet article.

La quête de la Terre est si passionnante et les mystères qui l’entourent si nombreux, que je n’ai pas compris pourquoi Asimov avait décidé de conclure son histoire ainsi.

Alors qu’on s’attend à une révélation incroyable et qui donne sens à toute l’intrigue du mystère autour de la Planète des Origines, on se retrouve presque en hors-sujet ; j’ai eu l’impression de lire la fin d’un autre bouquin. À croire que Asimov a volontairement voulu décevoir le lecteur…

Tout le long, on attend de trouver la Terre et d’y atterrir enfin, et non. Finalement, la Terre est bel et bien devenue radioactive comme le disait déjà Munn Li Compor au début du tome précédent Fondation Foudroyée.Nous voilà donc sur la Lune avec ce Daneel Olivaw qui remet tout l’enchaînement du Cycle en cause nous apprenant même avoir inventé la psychohistoire. Non seulement la fin est difficilement compréhensible du fait qu’elle remet en cause tout ce qu’on a lu, mais j’ai trouvé qu’il y avait un manque de cohérence avec toute la lecture.

Je me demande si Asimov n’est pas allé trop loin à la fin de Fondation pour tenter de relier ce Cycle à ses autres ouvrages.

L’avant-propos de Asimov explique que Terre et fondation est le cinquième et dernier volume d’un Cycle mais qu’il peut être lu indépendamment des autres tomes. Je n’imagine même pas la déception plus grande encore de celui qui ne lit que ce dernier volume consacré à la quête de la Terre ; il doit halluciner : si on prend ce volume indépendamment des autres, c’est un beau partage en couille (entre Phalom et Olivaw…)

Plus j’y pensais après l’avoir terminé, et plus je trouvais la fin tirée par les cheveux…

L’explication de Trévize pour justifier le choix de Galaxia manque cruellement de sens, si on la met en relief avec ses autres réflexions argumentées au cours du bouquin. Il nous parle tout à coup d’une menace extérieure à la Galaxie, pour la première fois après 2500 pages ! Et ce serait là, la justification de Galaxia, alors que plus tôt Trévize nous dit préférer son individualité d’isolat à la cohérence et au fonctionnement de la galaxie, par contre face à une menace extérieure à la galaxie, non ? Et puis ça ne le dérange pas plus que ça qu’un robot ait planifié tous les événements récents de sa vie pour l’amener jusqu’à lui ?

Franchement, le Cycle de Fondation est tellement une histoire incroyable, qu’il y avait matière à faire une fin exceptionnelle ! Je m’en suis imaginé plusieurs différentes au cours de la lecture, sur la véritable nature de la Terre etc…  Et je les aurais toutes préférées à la fin de Asimov.

Bref, je n’ai pas trouvé la fin adaptée du tout. D’autant plus que Asimov continue d’écrire Fondation après ce tome, mais au lieu de nous faire une suite à cette fin tordue, il nous refait un début, alors qu’on sait maintenant que la psychohistoire n’est même pas l’invention de Seldon… Vraiment très bizarre… Ou alors peut-être qu’il y a un truc que je n’ai pas compris.

Mais enfin du coup, j’aimerais bien en parler avec d’autres personnes qui ont lu Fondation.

Qu’avez vous pensé de la fin ?

PS : Dans vos commentaires, si vous faites la liaison avec Le Second Cycle de Fondation, gardez à l’esprit que je ne l’ai pas encore lu. Merci 🙂